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Angeline K. Mikalyne


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Messages : 35
Date d'inscription : 11/05/2015
Age du perso' : 21

MessageSujet: De retour !    Lun 11 Mai - 18:34



Angeline K. Mikalyne

Informations


Nom: (Kyune) Mikalyne

Prénom: Angeline

Âge: 18 ans (en apparence seulement)

Sexe: féminin

Nationalité: Américaine et autres

Groupe: Guardians

Race: Ange immortel

Arme (Si comité ou guardian): Arme à feu ( deux pistolets ), une arme blanche ( katana ), corps à corps (gants en cuir), etc

Année et classe (si élève) 4éme année, classe des maîtres.



feat : Asseylum Vers Allusia

Psychologie


Angeline est ce qu'on pourrait appeler une femme de caractère, elle ne se laissera jamais marcher dessus, elle est plutôt sur d'elle et confiante, du fait de sa longue vie et de son expérience, elle n'est cependant pas prétentieuse et n'étale pas sa "science". Plutôt ouverte d'esprit elle ne critiquera jamais quelqu'un sans le connaître, elle conçoit que les gens sont différents et qu'il n'ont pas tous les mêmes avis ou la même vision des choses, car nous sommes tous différents. Cependant si quelqu'un vient l'énerver ou l'embêter il sera accueilli de manière glacial, dans le cas ou quelqu'un lui demanderait de l'aide ou viendrait lui parler tout simplement elle lui parlera de manière naturelle et posé. Elle n'est pas méchante de base mais n'apprécie pas qu'on vienne l'agresser c'est tout. Elle ne se laisse pas pour autant avoir par les flatteries ou les faux semblant, si elle a la patience elle sera aussi hypocrite que la personne en face d'elle, pas qu'elle apprécie l'être, mais elle préfère traiter la situation de manière pacifique plutôt que de déclencher la guerre, car elle ne prend pas non plus plaisir à remettre quelqu'un à sa place, même quand cela à l'air de s'avérer nécessaire.

Elle n'est pas du genre a montrer ouvertement ses sentiments, sauf au personne qu'elle connaît bien et apprécie et encore, elle montre très peu ses émotions dite négative, car elle ne veut pas blesser, rendre triste, inquiéter, énerver ou même embêter ceux à qui elle tient. Alors elle garde un petit sourire sur son visage et se répète constamment "Tout va bien, je vais bien !". Elle se dit que si elle parvient à s'auto persuader, alors elle persuadera aussi les autres. Dans se sens elle est plutôt doué pour mentir, elle le fait cependant rarement avec de mauvaises intentions.

De loin on se dit qu'elle est dure à aborder, ce qui est plutôt vrai, il a cette fine couche de glace qui la sépare des autres. Le fait est que c'est presque inconscient, c'est une barrière de protection automatique. Barrière qu'elle a longtemps maintenu de manière volontaire et même si maintenant elle essaye de moi s'enfermer sur elle même, il réside encore cette fine couche de glace. Elle veut éviter de blesser les autres et d'être blessée le plus possible, c'est pour cela qu'elle met du temps à véritablement s'attacher aux autres d'une quelconque manière que ce soit.

Même si on a l'impression qu'elle est insensible ce n'est pas le cas, elle ne veut plus l'être parce qu'elle s'est promit de ne pas redevenir une coquille vide.

Alors quand elle en vient à faire confiance elle s'autorise à plus libérer ses émotions avec la personne. Si elle se force à ressentir des sentiments il y a cependant un sentiment qui l'a bloque plus ou mois. Celui qu'on appelle Amour avec un grand A. Ce sentiment lui fait peur, elle en garde quelque mauvais souvenir et ne tiens pas à ce que l'histoire ce répète. Alors elle fera tout pour freiner ce sentiment si il apparaît un jour, elle le sait, c'est idiot. Parce qu'on évite pas l'inévitable...et pourtant.

Enfin c'est avant tous quelqu'un d'assez imprévisible, qu'on ne pourra jamais décrire et comprendre entièrement.


Physique

Généralement quand on la regarde on a tendance à se dire qu'elle est une jeune femme frêle et fragile qu'on pourrait briser au moindre touché, même si elle est en réalité bien plus forte que cela. On pense aussi que c'est une mignonne petite poupée avec des airs de femmes. Elle n'est pas du genre à se plaindre et ne montreras jamais consciemment ses émotions dites "négative". Elle préférera garder sur son visage un léger sourire qui dit "tout va bien" même quand ce n'est pas le cas. Bien sûr elle n'est pas insensible et les moments de peine sont bien sûr existent, elle veillera à ne jamais le montrer à qui que ce soit, mais au détour d'un couloir, vous pourrez peut-être l'apercevoir regardant par la fenêtre, une main posait sur le carreau, un air triste et mélancolique fixé sur le visage.

Une odeur de vanille douce et sucré flotte souvent autour d'elle, émanant surement de sa peau et de ses cheveux qui flottent au vent. Les regards se posant sur elle ne sont pas rare, ce qui est également le cas pour les personnes l'abordant comme cela pendant qu'elle marche dans un couloir ou qu'elle lit un livre dans la bibliothèque. Elle a fini par se rendre à l'évidence, elle est apparemment plutôt belle. Bien sûr elle n'envoie jamais les gens promener ou autre, elle gère cela avec calme et naturelle.

Mesurant 1m75, elle ne se considère pas petite, mais pas grande non plus. Elle est aussi légère qu'une plume, ce qui est d'ailleurs confirmé par sa taille fine, elle possède également une poitrine ni trop grosse ni trop petite.

C'est aussi une personne remplit d'élégance et de grâce, autant dans sa façon de marcher que dans sa façon d'être et dans le moindre de ses gestes. Elle pratique parfois un peu de sport, plus parce que l'exercice est bon pour la santé que pour être musclé, elle n'a pas non plus besoin de maigrir, ne prenant jamais de poids en mangeant.

Sa peau pâle est douce au touché, mais faudrait-il encore avoir le droit de la toucher, ses longs cheveux blonds flottant au vent sont eux aussi d'un éclat et d'une douceur incomparable, son nez et plutôt petit et ses yeux sont dotés de longs cils, ses lèvres pour finir sont d'une couleur rose-rouge.

Sous forme humaine Angeline possède des cheveux blond lui arrivant au niveau du bas du dos, ses yeux sont verts émeraude, variant parfois, devenant plus clair ou plus foncée. Sous sa forme d'ange ses cheveux sont beaucoup plus long, traînant un peu au sol, ses yeux deviennent à moitié vert et à moitié dorée, les deux nuances se mélangeant légèrement, quand ses émotions refont surface ses yeux changent de couleur d'eux même. Sa peau normalement blanche et laiteuse scintille alors au soleil, une paire d'ailes blanche lui permettant de voler apparaît dans son dos et elle irradie d'une douce et discrète lumière.

Storyline


Je ne me souviens pas vraiment depuis combien de temps je suis en vie, tout comme je ne me rappelle plus si j'ai vraiment aimé un jour, peut-être il y a longtemps, mais je n'en ai pas souvenir. Cependant, je me souviens être né un premier janvier à l'aube, je m'en souviens, car la personne que j'appelais « Mère », cette personne dont j'ai oublié le visage, m'avait dit que ce matin la avait été le plus beau de toute sa vie. Elle avait ajouté que depuis ce jour le soleil n'avait cessé de briller dans sa vie. J'étais devenue son soleil, son "petit ange". Elle me l'avait dit quelques années plus tard, il me semble que cela m'avait rendu heureuse.

Elle avait l'habitude de tout le temps me caresser les cheveux, de me dire à quel point ils étaient beaux, elle passait souvent des minutes à me les brosser, ou étaient-ce des heures ? Elle utilisait cette belle brosse en bois orné de quelques dorures, mais pourtant je ne me rappelle pas de la sensation de ses caresses ou du son de sa voix et les sourires lui appartenant qui me reviennent en mémoire me terrifient.

Mon premier jour d'école avait été une catastrophe, un garçon du même âge que moi m'avait tiré les cheveux, j'avais donc riposté en conséquence, je l'avais poussé et il était tombé sur les fesses se mettant à pleurer par la suite. Et je ne sais pas pourquoi, mais je m'étais mise à pleurer à mon tour. Peut-être que le fait de l'avoir vu pleurer m'avait donné envie d'en faire autant, peut-être que je lui en voulais d'avoir fait ça ou peut-être que je me sentais mal de lui avoir fait du mal tout simplement.

Le saviez vous ? Les enfants sont après tout des êtres tellement honnêtes.

Après cela le petit garçon et moi avions fait la paix et tout était revenu à la normale, même si ma mère était venu en quatrième vitesse me récupérer, plus inquiète que réellement fâchée. Je ne devais pas avoir plus de 5 ans à ce moment là.

Je n'ai toujours pas parlé de mon père, c'est normal, je ne l'ai pas connu, mais vous en avez peutêtre entendu parler. Je ne l'ai appris que bien plus tard, mais mon cher père n'était autre que Zeus, le dieu de la mythologie grec. Il était venu sur terre et avait séduit ma mère. Lui donnant l'illusion qu'il l'aimerait pour l'éternité, alors que ça n'avait durée qu'une nuit. La belle affaire ! Mais je parlerais de lui plus en détails plus tard.

Avec ma mère nous vivions aux États-Unis, mais à cause de son travail nous déménagions souvent, ne restant jamais plus d'un an ou deux au même endroit, n'ayant même parfois pas le temps de déballer nos cartons que nous devions aussitôt repartir. Je ne m'en plaignais pas. J'avais fini par y être habituée, développant même une certaine envie de bouger et de changer d'air assez régulière. Cependant, c'est quand il avait été question de carrément changer de pays que cela m'avait un peu rebutée. Je me demandais à quoi pensait ma mère et qu'est-ce qu'il lui passait par la tête. Que faisait-elle de la barrière de la langue ? De la différence de culture ? Et j'en passe. C'est quand j'avais vraiment paru mécontentée et froide à son égard qu'elle m'avait proposé de commencer par le Royaume-uni, me disant qu'il y aurait au moins le problème de la différence de langue de régler.

Ma mère ne pouvait pas supporter que je l'ignore ou lui en veuille. J'avais peut-être inconsciemment usée de cette faiblesse, je m'en étais bien sûr voulue et avait donc acceptée d'aller en Angleterre. Je devais avoir 10 ans et c'est vers cette période de ma vie que les voyages internationaux ont commencé.

Les Anglais étaient décidément bien curieux, autant dans leurs habitudes alimentaires que dans leurs tenues vestimentaires et bien d'autres choses encore, ils étaient également très stricts, mais la vie là-bas avait certains bons côtés et découvrir ce pays avait été assez amusant, j'y avais passé un an avant de déménager de nouveau, cette fois-ci pour la France.

Arrivés en France, communiquer ne fut pas trop difficile, j'avais déjà étudié cette matière et avais eu de très bonnes notes. Je communiquais donc parfaitement. Moi qui avais eu beaucoup d'appréhension j'étais plutôt soulagée après ça. Leur culture était également différente sur bien des points. Jusque-là je dois avouer que je n'imaginais pas que la façon de vivre pouvait autant changer d'un pays à l'autre. Et pourtant...encore un an après, cette fois-ci c'était direction l'Allemagne.

J'avais étudié l'allemand pendant mon séjour en France et heureusement, sinon cela aurait été bien compliquer de communiquer, même si ma mère, elle, parlait parfaitement bien cette langue, je tenais quand même à faire preuve d'un minimum d'autonomie. Qui plus est, l'année que j'avais passée là-bas m'avait aidé à m'améliorer considérablement.

Par contre, quand j'avais déménagé au Japon à l'âge de mes 15 ans, je m'étais retrouvée complètement perdu. Parlant d'abord anglais, pour garder un semblant de contact social, puis apprenant au fur et à mesure le japonais pendant toute l'année qui suivie.

C'est à partir de mes 16 ans que tout commença à dérailler, j'ai commencé à entendre des voix dans ma tête, ou plutôt une voix, je ne savais ni à qui elle appartenait, ni ce qu'elle me voulait et par-dessus tout j'ignorais pourquoi il n'y avait que moi qui pouvait l'entendre. Quoi qu'était cette voix j'avais vite compris qu'il me serait impossible d'en parler à qui que ce soit. Au début je ne prêtais pas grand intérêt à ce qu'elle me disait, je l'ignorais calmement alors qu'au fond de moi j'étais paniquée. Elle, elle essayait de faire connaissance avec moi, si je me souviens bien, me parlant de la pluie et du beau temps, trouvant quelque prétextes que ce soit pour m'adresser la parole et engager la discussion, puisqu'elle savait que de toute façon ce n'était pas moi qui le ferais. Puis elle me dit une chose assez étrange. Elle me disait de partir d'ici, que cet endroit était dangereux, que je courais un grave danger, que je devais fuir avant qu'il soit trop tard et que cela avait un lien avec ma nature profonde.

À mesure que cette voix continuait à me parler j'avais l'impression de devenir folle, ne distinguant plus la réalité de ce qui semblait être un mirage, une illusion. Je me demandais si l'ignorer était véritablement la solution et si je ne devais pas, au contraire, prendre ses avertissements au sérieux. Seulement cela paraissait tellement invraisemblable, ça ne pouvait simplement pas être vrai, en plus de ne pas pouvoir y croire je ne voulais pas y croire. C'était comme une horrible vérité qui était sur le point de me tomber dessus sans que je ne puisse rien faire pour y échapper. À la fin je m'étais convaincu du fait que j'y réfléchissais probablement trop et il fallait que je me rende à l'évidence, cette histoire allez finir par me rendre complètement folle, je devais faire quelque chose ou je finirais probablement à l'asile jusqu'à la fin de mes jours. J'avais réussi à faire taire cette voix à force de l'envoyer voir ailleurs. Je m'arrangeais aussi pour avoir de la musique dans les oreilles le plus souvent possible, histoire de bien lui faire comprendre le message. Ma vie avait plus ou moins reprit son cours normal et j'en étais plutôt heureuse je dois dire. J'allais bientôt avoir 18 ans et la voix qui avait disparu depuis maintenant quelques mois avait décidé de réapparaître, elle me disait qu'il fallait faire vite, qu'il fallait absolument que je m'en aille d'ici avec ma mère, que c'était dangereux pour nous deux. Je criais, je lui demandais d'arrêter ses délires deux minutes et de me laisser tranquille. Il était hors de question que je change de pays une nouvelle fois, j'en avais marre à la fin. Les gens dans la rue me regardaient maintenant bizarrement, j'entamais une course jusqu'à chez moi, je n'avais qu'une envie, rentrer et aller me coucher. Ce que je fis d'ailleurs.

Aujourd'hui, jour de mes 18 ans, j'étais tranquillement en train d'émerger dans mon lit et j'avais un mauvais pressentiment. Je ne voulais pas bouger de mon lit, je prenais mon portable et m'apprêtais à envoyer un texto à mes camarades de classes pour leur dire que je ne pourrais pas sortir aujourd'hui. Ma mère entra alors dans ma chambre et me convaincu d'y aller, une petite sortie entre filles ne pouvait visiblement pas me faire de mal. Je sortais donc péniblement de mon lit et me préparais à sortir. Quelques minutes plus tard je descendais en bas, vêtue d'une belle robe blanche. Elle était en train de s'occuper des plantes, pendant que moi je mangeais un peu, me forçant à manger dans le but de prendre un minimum de force. Nous ne parlions pas, ce n'était ni un silence pesant, ni un silence reposant. Juste un silence parmi tant d'autres jusqu'à ce qu'elle décide de le briser.

- Tu sais Angeline, chacune de ces plantes me font penser à toi d'une certaine manière.

J'arrête de faire quoi que ce soit et tourne mon regard interrogatif dans sa direction tandis qu'elle pose son arrosoir et se retourne pour me regarder un léger sourire sur son visage.

- Le lys pour ta douceur et ta pureté, la rose blanche pour ta beauté et ton inexpérience en l'amour, la rose bleu pour ton côté patient et mystérieux, la marguerite pour ton innocence et...mais, tu as vu l'heure, tu vas faire attendre tes amis si ça continue, tu devrais filer.

J'avais décidément un bien mauvais pressentiment, mais je me décidais tout de même à me lever de ma chaise et à préparer mon sac remplis d'affaires, j'enfilais une veste et des chaussures. Puis je retournais dans la cuisine une dernière fois.

- Maman ?

Elle se retourna vers moi doucement.

- Oui mon ange ?

Je répondais tout naturellement, mais avec une voix et une expression presque éteinte.

- Je t'aime et merci.

Elle me regarda un doux sourire aux lèvres.

- Moi aussi ma chérie. Ne rentre pas trop tard et amuse-toi bien !

Je quittais la maison sans grand entrain et me rendant jusqu'à la gare, de là je prenais plusieurs trains et j'arrivais enfin au parc d'attraction. Je voyais des filles de ma classe au loin, mais je n'avais pas eu le temps de les appeler que mon portable c'était mis à vibrer dans ma poche, je le sortais et regardais ce que cela pouvait bien être, l'appel provenait d'un numéro que je ne connaissais pas. Je décrochais sans plus de cérémonie.

-Bonjour mademoiselle, vous êtes bien mademoiselle Angeline, la fille de madame Elizabeth ?

C'était une voix d'homme à l'appareil, je me demandais bien ce qu'il me voulait .

- Excusez-moi, mais je me trouve chez vous en ce moment, j'oubliais que je ne me suis pas présenté, je suis agent de police.

Mon stress venait de monter d'un cran, comment un agent de police avait-il eu mon numéro de portable et qu'est-ce qu'il faisait chez moi ? J'entendais ensuite quelqu'un lui parlait assez fort pour que j'entende.

- Ça a été une véritable boucherie à l'intérieur.

Je laissais ma main retomber le long de mon corps, le téléphone toujours dans celle-ci.

- Allô ? Mademoiselle ? Est-ce que vous m'entendez ? Allo ? Al-bip bip bip bip...

Je venais de raccrocher, je me dépêchais ensuite de rentrer chez moi. Le spectacle qui s'offrait à moi à mon arrivée ne faisait que confirmer mes craintes, je passais les voitures de police et les banderoles de sécurité, ouvrant la porte à la volée.

- Mademoiselle revenez, vous n'avez pas le droit d'entrer ici !

Pas le droit ? J'habitais ici, autant dire que je n'avais rien à faire de leur pseudo interdiction. Je me précipitais dans la cuisine et là ce que j'y vis me paralysa. Des éclaboussures de sang recouvraient presque tous les murs et là, allongée par terre se trouvait ma mère gisant dans une mare de sang, complètement charcutée. Elle tenait quelque chose dans sa main, c'était une photo, elle me représentait jouant avec notre chien berger allemand dans le grand jardin de notre ancienne maison. Il résidait en ce moment même dans la maison une certaine odeur nauséabonde, je me demandais comment j'avais fait pour ne pas le remarquer plus tôt. Oh et, les fleurs dont elle avait tant pris soin étaient maintenant recouvertes d'un étrange liquide rouge. "Ah oui, c'est vrai, c'est son sang"songeais-je.

- Faut que je sorte.

Je me sentais mal au possible, je sortais de la maison aussi vite que possible et passer les banderoles de sécurité dans le sens inverse. Je n'en pouvais plus, je vomissais sur le trottoir. À la fin je sanglotais, je ne savais même plus à quel moment je m'étais mise à pleurer. Un agent de police venait dans ma direction, il me tandis silencieusement un verre d'eau. D'une certaine façon je lui en étais reconnaissante, pour l'instant je n'avais pas envie de parler et ma gorge me brûlait alors j'acceptais le verre d'eau.

Une heure plus tard je me faisais interroger par la police, ils me posèrent des questions comme "Vous entendiez-vous bien avec votre mère ?" Ou "Avez-vous remarqué quelque chose d'étrange ce matin, quelque chose qui sortait de l'ordinaire ?", je répondais tel un zombie, je n'en avais plus rien à faire de tout ça, je voulais qu'on me laisse tranquille, je ne voulais plus rien entendre et plus rien voir.

Je quittais le poste de police peu de temps après, ma maison était toujours sous scellé, tant mieux, je ne voulais pas y retourner. Mais, il y avait bien un endroit où j'avais envie d'aller, la mer, ma mère et moi nous étions censés y aller ce weekend. Une larme roula silencieusement sur ma joue, j'avais froid, je me sentais seule, j'essuyais vite mes larmes et tenté de me ressaisir. Je devais garder les idées claires quelques minutes au moins, le temps de me rendre à destination, il fallait que je résiste juste encore un peu, donnez moi juste encore un peu de temps, avant que mes pensées se brouillent et que je perde le contrôle, avant que mon esprit se vide et que je ne perde la raison, juste un peu de temps c'est tout ce que je demande, je voulais aller admirer la mer pour nous deux.

Je prenais plusieurs trains et arrivais à destination, la plage était déserte, j'enlevais mes chaussures et trempais mes pieds dans l'eau, elle était plutôt chaude. Était-ce l'eau qui était chaude ou mon corps qui était froid ? Je ne savais pas, je ne m'en préoccupais pas à cet instant. Je songeais alors à quel point il serait facile de se noyer, il suffirait d'entrer dans l'eau et de ne pas nager, de ne pas chercher à se débattre. Avant même de m'en rendre compte j'étais rentrée dans l'eau , elle m'arrivait actuellement au niveau des épaules. Je regardais une dernière fois la plage avant de commencer à nager pour m'en éloigner. Une fois arrivée assez loin je regardais le ciel, de gros nuages gris le parsemait, il y allait bientôt avoir de la pluie, je sentais bientôt quelques gouttes, un dernier sourire naquit sur mes lèvres avant que je cesse de bouger pour de bon, du moins c'est ce que je pensais.

Je ne sentais plus rien et alors que je fermais doucement les yeux, je m'éloignais de plus en plus de la surface.

J'ouvrais les yeux, tout était blanc autour, je flottais au-dessus du sol et je n'étais pas mouillée malgré m'être noyée dans l'eau. J'en déduis donc que tout cela ne devait être qu'un rêve. Pourtant, je ne pouvais pas bouger, mon corps ne répondait pas. Tant pis, ça ne faisait pas grande différence.

- Bonjour.

Cette voix...c'est celle que j'entendais dans ma tête pendant ces deux dernières années. J'y pense maintenant, mais je n'avais jamais pris le temps de l'analyser. Cette voix était masculine apparemment, il s'en dégageait une certaine sagesse même si elle n'avait pas non plus l'air d'appartenir à quelqu'un d'âgé. J'avais l'impression de connaître cette voix, je veux dire, à part le fait de l'avoir déjà entendu au cour de ces deux années, l'impression de l'avoir entendu bien avant cela. C'est quand il m'a prit la main que j'ai compris. Cette main d'homme bien plus grande que la mienne serrait ma main avec regret et compassion, avec peine et tristesse, avec amour et douceur. Quelques larmes dévalèrent le long de mes joues puis je lui dis d'une voix presque inaudible.

- Pardonne moi père, j'aurais du t'écouter.

Depuis le début c'était lui, je le savais, je l'avais su rien qu'au premier contact. Soudain quelques images envahirent mon esprit comme pour me donner raison. Il avait tenté de me prévenir, mais je ne l'avais pas écouté, j'étais la plus coupable dans cette histoire, celle qui mériterait d'être blâmée le plus. Pourtant, il ne résidait aucune animosité dans sa voix, dans ses gestes ou même dans son regard. Son regard...je regardais son visage, ma vue commençait à se brouiller, je plissais légèrement les yeux, je voulais pouvoir observer son visage correctement, ce serait sûrement mon unique occasion de le faire. Il avait de beaux yeux bleus et des cheveux blonds assez courts. Ma mère ayant des cheveux roux, j'en déduisais que j'avais hérité de la couleur de cheveux de mon père. Par contre pour mes yeux, il devait s'agir de ma mère. Il était plutôt beau et ne paraissait pas si vieux que ça. Je serrais doucement sa main dans la mienne, je ne pouvais de toute façon pas bouger d'avantage dans ces conditions. Et alors que mes yeux se fermaient doucement pour la seconde fois, je cru apercevoir une larme tomber de ses yeux, contrastant avec son visage calme et inexpressif, je lui dis un petit sourire aux lèvres.

- Père, je suis contente que tu m'aies permis de te rencontrer, merci.

Je n'avais plus froid, j'étais bien là, c'était tranquille, je pourrais dormir pour l'éternité, ne plus me soucier de rien, ça me convenait parfaitement. Seulement mon père ne fut pas de cet avis, il me donna donc une seconde chance et m'offrit l'éternité en cadeau, révélant par la même occasion ma vrai nature. J'étais un ange, mais j'étais également l'immortel du vent.

Je l'avais réalisé peut après m'être réveillé sur la plage, me relevant rapidement prise d'une toux infernal. Mes cheveux étaient devenus encore plus longs et des ailes se trouvaient maintenant dans mon dos. J'avais vite appris à changer de forme à volonté, repassant en forme humaine pour plus de discrétion. Sous forme humaine mes cheveux reprenaient leurs longueurs d'origine. Je jugeais nécessaire d'apprendre à maîtriser les différents pouvoirs qui se manifestaient en moi. Je décidais de me montrer discrète car ma disparition avait du être signalée et que de toute façon j'avais envie de disparaître quelques temps, retourner en Amérique me paraissais être une bonne idée.

Je m'installais dans le manoir familial qui se trouvait en Amérique, il me rappelait beaucoup de souvenirs, cela en était presque douloureux, mais j'essayais d'accuser le coup, doucement mais sûrement. 50 ans avaient passés et je réalisais plusieurs choses, premièrement ma perception du temps avait changé, 50 ans ne me paraissait être qu'une goutte d'eau dans l'océan et secondairement j'avais arrêté de vieillir, mon corps se retrouvait bloqué à l'âge de mes 18 ans. Autant dire que c'était difficile de rester au même endroit très longtemps. Quoi que...une idée m'était venu à ce moment là.

Près d'un siècle et demi plus tard je vivais parfaitement parmi les humains. Ce soir avait lieu un bal organisé par mes soins, mon travail consistait à dessiner des vêtements qui étaient ensuite fabriqués, en somme je créais mes propres collections et ce travail m'allait parfaitement, seulement je ne rencontrais quasiment jamais personne, j'avais des assistants et des intermédiaires pour cela, car il ne fallait pas oublier que le temps n'avait pas d'emprise sur moi, contrairement aux hommes, je restais la même physiquement peut importe le temps qui passait. Et si certains commençait à s'en rendre compte, l'incompréhension et l'anarchie arriveraient vite. Moi-même avant, je n'aurais pas cru que les personnes comme moi pouvaient exister. Qui plus est, je ne doutais en rien du fait que certains humains l'avaient appris, après ils se divisaient encore en deux groupes, ceux qui prenaient peur, devenaient paranoïaques voir fous et passaient leur vie à fuir, et puis il y avait ceux qui nous chassaient et nous traquaient comme des bêtes, leurs noms étaient plutôt simple à retenir, ont les appelait tout simplement chasseurs. Ils craignaient l'inconnu, pour tout dire je n'avais pas vraiment de sympathie à l'égard de ce groupe d'hommes. Nous n'avions jamais demandé la guerre, nous voulions vivre en paix, mais leurs préjugés et leurs œillères les ont empêchés de voir cela, ils se sont dit que différents voulait forcément dire dangereux. Nous sommes mauvais ? Nous sommes menaçant ? Alors que dire des traitements qu'ils ont infligés aux nôtres, que dire de toutes les abominations qu'ils ont perpétrées ? Et que dire de tous ces morts qu'ils ont sur la conscience ?

Mais revenons en au bal, la salle avait été décoré avec soin, les invités avaient l'air ravi et tout se passer pour le mieux. Je me mêlais à la foule après un rapide discours, j'étais habitué à tous ces regards, je ne m'en préoccupais donc pas plus que nécessaire. Dans la salle se trouvait entre autre, des hommes politiques et leurs femmes, quelques grands couturiers, des associées, etc. Un vieil homme en fauteuil roulant s'approcha de moi, il devait avoir autour des 90 ans bien évidemment c'était son majordome qui poussait le fauteuil. Il me fixa quelque seconde, pour ma part je ne montrais rien de ma tristesse ou de ma surprise, mais je connaissais cette personne, cette personne si faible qui avait maintenant besoin d'un fauteuil roulant pour se déplaçait et qui ne pouvait presque plus rien faire par lui-même. Cette même personne qui, il y a presque 70 ans, m'avait déclaré son amour et m'avait demandé en mariage, nous nous trouvions à ce moment la dans un magnifique jardin remplit de rose. Vous imaginez bien que ma réponse fut non, nous ne vivions pas dans le même monde.

- C'est fou comme vous me rappelez votre grand-mère, une magnifique jeune femme elle aussi.

J'ouvrais la bouche, je voulais m'excuser, lui dire que j'étais désolé d'être parti en ne lui laissant qu'une lettre à l'époque, mais je me résignais bien vite.

- Je vous remercie, Monsieur ...?

- Jean, appelez-moi Jean.

Une femme, elle aussi assez âgée, s'approcha, elle se mît à côté de lui et lui pris la main, le regardant amoureusement.

- Je vous présente ma femme, Claire, nous sommes mariés depuis 50 ans, elle est mon rayon de soleil.

Ils s'embrassèrent légèrement et se regardèrent par la suite droit dans les yeux. Je fermais les yeux. Je vois, il avait finalement trouvé quelqu'un avec qui passer le restant de ses jours. J'étais heureuse pour lui, je lui adressais un tendre sourire et alors que sa femme partait leurs chercher des rafraîchissements je me rapprochais de cette veille connaissance pour dépêcher un léger baiser sur son front. Je me relevais et lui souris laissant malgré moi échapper une larme de mes yeux dans le processus. Je me retournais ensuite et allais voir d'autres convives, mais avant de trop m'éloigner, j'entendais dans un souffle les dernières paroles qu'il prononça à mon égard.

- Merci d'avoir passé ces quelques années de ta vie en ma compagnie, sache que je ne t'en ai jamais voulu d'être parti, cher Angeline.

Tu sais Jean, j'ai toujours pensé que tu étais trop gentil avec moi, encore maintenant je me demande pourquoi. Pourquoi m'avoir donné tant d'amour, pourquoi m'avoir aimé pendant ces vingts années sans jamais rien avoir demandé en retour ? Tu auras été trop indulgent jusqu'à la fin Jean. Tu aurais pourtant du m'en vouloir, cela aurait été bien normal à mes yeux. Si tu étais encore là, je suis sûr que tu me répondrais "Je t'aimais trop pour pouvoir te haïr ne serait-ce qu'une seule seconde." et tu m'adresserais comme à ton habitude un grand sourire venu du plus profond de ton coeur. Tu as toujours, toujours été comme ça, mais ce n'est pas juste Jean, tu ne le sais peut-être pas, mais c'est ta gentillesse qui m'a désarmé année après année, tu as franchi mes barrières une à une sans me demander mon avis et pourtant je suis moi-même incapable de t'en vouloir...idiot. Je sortais sur le balcon pour me ressaisir, j'avais pleuré plus que je n'aurais dû en avoir le droit, j'avais versé des larmes pour nous deux, car je savais pertinemment que toi tu ne pourrais pas en verser une seule.

Et toute cette peine et cette tristesse qui s'échappe lentement de mes yeux je me demande bien à quoi elle rime. Je t'ai peut-être aimé un peu finalement, mais toi et moi ça n'aurait jamais été possible, alors je me suis résignée et j'ai abandonné avant même d'avoir essayé, mon départ était une fuite, je pense même que tu savais qu'un jour je disparaîtrais de ta vie sans prévenir, sans que tu puisses faire quoi que ce soit pour me retenir. Si tu le savais alors pourquoi t'être attaché à moi ? Et pourquoi je me pose toutes ces questions ?

Ça suffit, je ne voulais pas plus me rappeler de tout ça. J'avais donc opté pour la solution la plus facile, enfouir ces souvenirs profondément dans ma mémoire et arrêter d'y songer. Plusieurs décennies plus tard j'étais devenu assez inexpressive, trop inexpressive même d'après les rares gens que je côtoyais. Ce qu'il s'était passé ? J'en avais tous simplement eu marre. À quoi cela servait-il de laisser entrer des personnes dans ma vie si je devais ensuite les laisser repartir aussi vite ? À chaque fois c'était un coup de couteau dans ma poitrine, à chaque fois cela faisait mal et un horrible sentiment d'abandon persistait. J'avais arrêté d'aimer avant même de m'en rendre compte, j'avais arrêté d'aimer vraiment, je ne savais même plus ce que cela faisait, ce que l'on ressentait. Je retenais mes sentiments, je les bloquais, c'était un combat de tous les instants, je veillais à ce qu'ils ne me rattrapent pas soudainement. J'avais l'impression que sinon je pourrais m’effondrer et ce ne serait pas impossible en effet. J'essayais de limiter les dégâts aussi bien sur le plan psychologique que physique, je préférais choisir une solution rapide à court terme plutôt qu'une solution à long terme qui me ferait devenir un vrai zombie. Car à ce moment la, il n'y aurait de toute façon plus de long terme.

C'est vers ces années la que cette femme entra dans ma vie bien malgré moi. Elle n'était pas humaine non plus, elle était à demi sorcière et à demi vampire. Au début elle venait me rendre visite au manoir, les deux premières semaines elle était restée dehors, j'estimais qu'elle pouvait faire le pied de grue si elle le voulait, mais en dehors de chez moi, il ne fallait pas exagérer, déjà que c'était normalement une propriété privée. À la fin de la première semaine j'ouvrais la porte et la regardait du seuil, je m'en retournais ensuite à mes activités en prenant le soin de ne pas fermer la porte, c'était une façon silencieuse de lui dire qu'elle pouvait entrer si elle y tenait tant que ça, ce qu'elle compris sans difficulté.

- Les roses du jardin sont magnifiques, est-ce que c'est toi qui t'en occupe ?

Je la regardais l'air légèrement méprisante et froid.

- Ne vous faites pas d'idées s'il vous plait, je tolère juste votre présence, c'est tout. Ça ne va pas plus loin.

Je lui faisais clairement comprendre qu'il y avait des limites à ne pas dépasser et que si elle dépassait ces limites je n'allais pas la laisser rester ici très longtemps. De base elle n'avait déjà rien à faire ici. Si elle s'imaginait pouvoir faire ce qu'elle voulait juste parce que je lui avais accordé une petite faveur elle se trompait lourdement.

- Je vois...

Son stupide sourire ne disparaissait pas, je décidais de laisser tomber pour aujourd'hui et de me reconcentrer sur les différentes tâches à réaliser. Le lendemain, le surlendemain et encore les jours d'après elle avait réitéré à chaque fois "l'expérience", elle n'avait pas entendu ou avait choisi de ne pas entendre ce que je lui avais dit la dernière fois visiblement. Je soupirais alors qu'elle fouillait un peu partout dans la maison. Combien de tant encore j'allais devoir la supporter ? Cela faisait déjà un peu plus d'un mois que je supportais sa présence. Je m'éclipsais discrètement avec un livre dans mon jardin, allant vers la partie roseraie. Une senteur exquise flotté dans l'air et m'asseyant sur un des bancs en pierre qui trônait ici, je commençais paisiblement ma lecture. Un endroit calme et reposant, personne pour me déranger, c'était presque comme une incitation au sommeil pour moi qui n'avait pas dormi depuis un moment.

Je rouvrais les yeux difficilement, j'étais sur un lit assez confortable, je me tournais sur le côté, ma mère était allongée à côté de moi. Je la regardais fixement, essayant de m'assurer que ce n'était pas un mirage, mais en même temps je ne bougeais pas, restant presque immobile, j'avais peur, peur qu'elle disparaisse au moindre geste. Ma gorge était nouée, je n'osais pas parler, ma voix me trahirais sûrement. Seulement j'avais cette envie irrésistible de lui parler, d'entendre le son de sa voix.

- Mère ?

Elle ouvrit les yeux et me sourit tendrement, je ne pleurais peut-être pas mais c'était tout comme. J'avais même l'impression d'être au bord des larmes pour tout dire. Je fermais douloureusement les yeux, je voulais quitter cet endroit maintenant. Je rouvrais les yeux une nouvelle fois et cette fois-ci pour de bon, il fallait que je récapitule la situation. Petit 1) j'avais rêvé de ma mère et cela faisait un moment que cela ne m'était pas arrivée. Petit 2) je me retrouvais dans le canapé du salon alors qu'il me semblait pourtant m'être endormie dans le jardin. Je me redressais d'un coup et regardais instinctivement sur mon côté droit. Elle se trouvait là, assise sur une chaise, occupée à regarder par la fenêtre, le temps était à l'orage. Je me levais pour de bon et retournais à mes activités, ce qu'elle ne manqua pas de me faire remarquer.

- Tu ne t'arrêtes jamais ?

Je la regardais froidement et puis elle se mît à en rajouter encore et encore. Je craquais, je lui criais dessus comme jamais, je m'énervais vraiment, ce qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps. À la fin j'étais essoufflé, je me calmais progressivement, reprenant une respiration régulière. Nous nous regardions toujours dans les yeux.

- Alors, ça fait du bien ?

Encore ce fichu sourire sur ses lèvres, cet agaçant sourire, j'en avais marre, j'étais blasée, j'avais besoin d'air et d'espace et le seul endroit où je pourrais en trouver serait ma chambre. J'allais donc m'enfermer dedans, je n'en sortais pas pendant plusieurs jours, je n'avais envie de rien, rien voir, rien dire, rien entendre, rien manger, une période à vide à nouveau. À la fin je dépérissais, je me sentais faible, incapable de bouger, allongée sur mon lit, j'aurais eu la force de bouger, cela n'aurait sûrement rien changé, car je serais tombée au sol après seulement quelques pas. Le problème venait du fait que ma faiblesse était psychologique et non physique. Alors, pour la première fois, prenant le soin de frapper à la porte, elle entra et posa un plateau sur la table de chevet, je la regardais toujours avec la même froideur, que je sois en train de dépérir ou pas cela ne changeais rien, je ressentais même un peu de mépris à son égard, car elle s'était permise d'entrée dans cette pièce librement. Elle, me regardait avec indifférence, ne prêtant aucune attention à mon mécontentement ou à mes yeux qui la fusillaient, je n'avais pas besoin d'aide, je ne voulais pas d'aide. Je me recroquevillais sur moi-même, cela pouvait être interprété comme un message indirect, pour lui faire comprendre que je ne voulais rien de sa part, quoi que ce soit. Mais il n'y avait rien à faire.

- Allez, ne fais pas l'enfant.

Je me relevais instinctivement comme je le pouvais, plus choquée et outrée que ne me rappelais l'avoir jamais été.

- Non mais et puis quoi en-hmff !

Elle venait de m'enfourner une cuillère de soupe au poireau dans le bouche, j'avalais plus parce que j'étais en train de m'étouffer que parce que j'avais décidé d'être "raisonnable". Cette fois-ci elle avait dépassé les bornes, j'étais dans une colère noire.

- Vire tout de suite de ma chambre.

Elle me regardait le sourire aux lèvres. Était-elle folle ? Ou mieux encore, avait-elle un problème mental.

- Tu as entendu ? Disparaît, tu n'avais rien à faire ici dès le départ.

- Du calme tu veux ? Je partirais quand tu auras fini de manger ce que je t'ai apporté.

C'était vrai ce mensonge ? Je la regardais, encore, elle souriait, mais ses yeux eux, ne souriaient pas du tout, ils étaient emplit d'un mélange de peine et de tristesse. De la peine ? De la tristesse ? Mais pourquoi ? Je n'avais rien demandé de tel que je sache et je ne lui avais pas non plus demandé d'entrer dans ma vie. Pour être honnête j'avais oublié ce que c'était, ce que l'on ressentait quand on était triste ou qu'on avait de la peine. Je m'étais perdue dans mes sentiments, prisonnière entre ici et nulle part, incapable de me souvenir de ce dont je devais me souvenir. Pourtant, quand je vois à quel point tous ces sentiments doivent être un fardeau, je me dis que c'est peut-être pour le mieux. Depuis quand ai-je commencé à faire taire mes émotions ? Étais-ce avant ou après en avoir eu assez se pleurer ? Sûrement avant, bien avant de m'en rendre compte. Je prenais silencieusement le plateau et commençait à manger. Une fois le plateau fini je lui tendais et elle le pris, elle était ensuite sortie de la chambre. Je ne savais plus quoi penser de tout ça, j'étais fatiguée, fatiguée de tout, j'en avais marre encore. Les choses semblaient se répéter, que c'était lassant....Quoi que cette fois-ci les choses seraient peut-être différentes, j'attendais de voir.

Je sortais de ma chambre quelques jours plus tard alors qu'elle avait réitéré l'expérience tous les jours, m'apportant à manger. Pour être honnête si j'étais sortie de ma chambre c'est que je commençais presque à m'y habituer et que je ne le souhaitais pas. J'avais beaucoup de retard à rattraper dans mon travail, j'y pense, si elle ne m'avait pas sorti de mon mutisme je serais sûrement restée allonger sur mon lit pendant un moment. Je ne savais pas si son but était de jouer avec moi et de m'embêter ou de m'aider.

Plus les jours passés et plus je m'habituais à sa présence, je ne m'étonnais plus de la voir courir dans les couloirs, je ne m'étonnais plus aussi quand elle venait m'apporter mon repas dans mon bureau. Le train train quotidien dont l'apparition me faisait peur s'était bel et bien installé sans que je puisse protester ou exprimer mon mécontentement, car je ne l'avais pas vu arriver et si je ne l'avais pas vu arriver c'était parce que cette routine me déplaisait moins que je voulais le faire croire. Et à mesure que je m'habituais je laissais ressortir mes émotions, je les laissais paraître et transparaître, la porte que j'avais fermement enchaîné et cadenassé il y a bien longtemps de ça était en train de s'ouvrir, les cadenas étaient en train de sauter, la situation était bel et bien hors de mon contrôle.

J'avais commencé à l'apprécier, la voyant tour à tour comme une amie, une soeur, un frère, une mère, un père, une grand-mère et j'en passe. Se montrant parfois protectrice, libéré, fonceuse. Me disant :

"Vas-y, saute lui dessus. Qu'est-ce que tu attends, un carton d'invitation ?"

Ou encore

"Il te touche, je le bouffe !"

Parfois j'étais tenté de rire, parfois d'avoir un peu peur pour la personne, parfois les deux. Et d'autres fois, d'autres émotions apparaissaient.

Et puis un jour je lui ai demandé, j'ai joué carte sur table, alors que nous étions en train de prendre le thé sur la table de la terrasse en pierre planche.

- Pourquoi moi ?

Elle me regarda d'abord avec interrogation, puis reposa calmement sa tasse de thé qu'elle venait de porter à ses lèvres.

- Au début tu sais, je ne pensais pas que ça se finirait comme ça, j'avais entendu parler de cette fille qui vivait depuis un certain temps. On disait qu'elle ne ressentait plus rien, qu'aucunes émotions ne se lisaient plus sur son visage. Qu'elle était une coquille vide, n'ayant nulle endroit où aller. Cela aurait pu être n'importe qui, mais le fait est que ce fut toi, tu m'as tout de suite intéressé, je me disais "Combien de temps passera encore avant qu'elle ne s'effondre complètement ?", au début je t'observais de loin, tu étais juste une âme en peine, bien loin de toutes émotions, tu avais l'air d'avoir oublié comment exister, errant de ci de là dans un manoir bien trop grand pour toi. Étais-tu seulement consciente d'exister, je ne voyais rien dans tes yeux, ta conscience était en train de finir de disparaître. Et tu vois, j'aurais dû en rire, parce que je suis ce genre de personne. Mon parie sur ton auto destruction était terminé et j'avais gagné, du moins, j'aurais dû me contenter de ça, mais la tentation de t'approcher de plus près était trop forte. Alors, j'ai décidé de prolonger le jeu un peu plus longtemps. Je voulais voir si tu pourrais tenir quand tes émotions référaient surfaces ou si la encore tu t'effondrerais. Tu étais encore plus renfermée que je ne l'aurais imaginé et presque comme toi je me suis laissée prendre au jeu sans m'en rendre compte. C'est quand je t'ai vu t'enfermer dans ta chambre que j'ai compris, ça prenait fin. Tu sais pourquoi je ne venais jamais dans ta chambre ? C'était pour garder une certaine distance entre toi et moi. Parce que je savais que même si elle était infime, il y avait une possibilité que je m'attache à toi, mais je pense qu'au moment même ou je suis entrée dans ce manoir tout était déjà fini. La preuve, je n'ai pas pu t'abandonner à ce moment la. Au moment ou je t'ai vu allongé sur ton lit mon coeur s'est serré douloureusement dans ma poitrine, je souriais pour que tu ne te rende compte de rien, mais j'ai quand même eu l'impression de ne pas avoir si bien réussi que ça. Voilà, tu es spéciale pour moi et c'est pour ça que j'ai décidé de rester avec toi et de m'occuper de toi.

Je regardais au loin vers l'horizon, le soleil allait bientôt se coucher.

- Donc ce que tu voulais c'était me faire ressentir des émotions ?

Je lui lançais un regard bref et discret, elle souriait doucement, je n'avais pas besoin qu'elle me donne la réponse, je la connaissais déjà.

- Et alors ?...

Je lui lançais un regard interrogateur alors que buvais tranquillement mon thé.

- Hm ?

- ... Ça a marché ?

Je souriais à mon tour et fermais les yeux.

- Qui sait ?

Elle semblait ne pas être très déçue d'avoir perdu son parie, on aurait même dit qu'elle était au contraire heureuse. C'était comme si son objectif de départ n'avait été qu'une façade, un énorme mensonge, une immense blague. Elle avait peut-être finalement trouvé ce qu'elle avait cherché depuis tout ce temps. Je vous laisse le loisir d'imaginer ce que cela peut être.

- Au fait, tu ne m'as pas dit qui tu es exactement....

- Je suis beaucoup de choses... Mais commençons par le plus simple, je m'appelle Aruna T. Marshall ...

Elle me raconta d'où elle venait, elle faisait parti de la famille Tsukiyomi-Marshall, elle me parla aussi de son demi-frère Takeru T. Marshall, apparemment ce dernier ne la connaissait pas. Quelques amis apparurent dans la discussion, notamment Mme Hasegawa et M. Hasegawa qui avait 2 enfants, Yukito et Kobato. A la fin, elle prononça ceci "Et maintenant j'ai une fille, elle s'appelle Angeline et est quelqu'un qui m'est très cher. C'est mon soleil !" Je me demandais s'il était possible de briller autant pour quelqu'un, si cela était possible, alors j'étais contente de pouvoir briller pour elle, cette pensée me réchauffa le coeur inconsciemment. Quelques larmes de bonheurs apparurent en même temps qu'un sourire rayonnant.

- Ne m'abandonne jamais d'accord ? Ne part nulle part, reste à mes côtés...

Elle sourit et me caressa doucement les cheveux, c'était une des seules personnes à avoir eu l'autorisation d'y toucher. Le soleil se couchait à l'horizon, j'espérais que ce bonheur dure pour toujours, mais bien que je l'avais souhaité de tout mon coeur et de toute mon âme à ce moment la, les choses ne se passèrent pas vraiment comme prévu.

Quelques années plus tard alors que tout allait pour le mieux, Aruna disparue soudainement. Le premier jour je m'étais dit que c'était normal par contre au bout 2 jours je m'étais dit que ce n'était pas normal. Je l'avais cherché et je l'avais retrouvé dans un entrepôt se trouvant sur les pentes d'une montagne. Ce bâtiment était suspect en lui-même car il n'était pas construit aux normes, qui plus est on ne pouvait pas vraiment dire qu'il était discret. Je l'observais de loin, à première vu aucun garde, que ce soit autour du bâtiment, derrière ou devant. Ce n'était pas normal, pourtant je ne me posais pas de questions, cela faisait une semaine qu'elle était gardée là et j'ignorais si elle était blessée ou pas. J'avais peur, peur de me retrouver seule à nouveau, pour de la voir disparaître sous mes yeux, peur de me rendre compte qu'elle n'a été qu'un mirage, mais pour la première fois depuis longtemps je devais ignorer mes émotions et ne pas les exprimer. C'était une question de vie ou de mort. Je croisais peu de personnes dans le bâtiment, un ou deux scientifiques tout au plus, je les ai forcé à me dire ce qu'ils savaient, ils me dirent que c'était un piège et que si cette personne avait été enlevée c'était bien dans le but de m'attirer ici. Je me sentais coupable, tous cela était arrivé par ma faute. Je courais dans les couloirs de cet étrange bâtiment, ressemblant plus à un vieux hôpital psychiatrique qu'à une usine. C'était tout sauf un endroit rassurant, mon stress montait à mesure que je voyais défilais les numéros des portes pendant ma course. Un des scientifiques m'avait indiqué un numéro, je le trouvais après avoir couru pendant un moment. Je défonçais la porte qui était fermée à clef, je n'avais pas le temps ! Je scrutais la salle du regard et je la trouvais enfin, elle était là, sanglé à une table, couverture de blessures, en train de se vider de son sang. Je courais jusqu'à la table et coupais les sangles avec des lames de vent, j'en levais immédiatement mon manteau pour comprimer l'hémorragie, elle poussa un petit gémissement de douleur et ouvrit légèrement les yeux. Je la regardais paniquée, je lui répétais "Reste avec moi, ça va aller, je vais te sortir de là !", j'essayais de lui sourire, de croire en mes propres paroles, mais j'étais au bord des larmes et ma voix tremblait. Elle essaya de me dire que c'était un piège, je lui répondais immédiatement d'économiser ses forces, que je savais très bien ce qu'il se passait.

Elle leva doucement sa main et la posa sur ma joue en même temps qu'elle m'adressa un sourire. Sa main retomba ensuite mollement alors qu'elle venait de laisser une traînée rouge sur ma joue et que ses yeux s'étaient fermés. J'ignorais les larmes qui commençaient à couler sur mon visage, je n'avais pas le temps. J'ordonnais au vent de soulever son corps et de le transporter. Je courais à nouveau dans les couloirs, une fois arrivée dehors dans le froid et la neige, je me retrouvais face à plusieurs personnes, sans doutes mal intentionnés, j'étais en colère, je bouillonnais de rage. Et la simple phrase que je prononça à cet instant fit réagir le vent comme jamais."J'ai dit que je n'avais pas le temps." Un blizzard se forma, je profitais du fait qu'ils soient aveuglé pour déployer mes ailes et m'envoler alors que je la tenais dans mes bras. Je me posais près d'un hôpital et prenais soin camoufler mes ailes, avant de la porter à l'intérieur. Le personnel médical était affolée de voir tout ce sang, après, tout c'est passé très vite et avant même que j'ai eu le temps de dire ouf j'étais déjà en train d'attendre sur une chaise alors qu'elle se trouvait au bloc opératoire. C'était la première fois que quelques heures m'avaient paru être une éternité. Alors, quand le médecin est venu me voir je lui ai bien sûr sauté dessus.

- Quand vous avez fait pression sur l'hémorragie elle devait déjà avoir perdu une grande quantité de sang, si on ajoute à ça les nombreuses fractures et ecchymoses, les diverses hémorragies internes et externes, les chocs électriques qu'a reçu son coeur et encore beaucoup d'autres choses, c'est déjà un miracle qu'elle soit toujours en vie. Nous avons également retrouvé des particules de bois dans sa chair. Elle ne passera sans doute pas la nuit. Je suis vraiment désolé.

Je lui criais dessus, je lui ordonnais de trouver un autre moyen, je lui disais que peut importait le prix. Devant mon flagrant désespoir il accepta de faire des recherches.

De mon côté j'allais la voir dans sa chambre d'hôpital, la chose qui me frappa le plus fut le nombre de câbles et de machines auxquels elle était reliée, elle avait besoin de toutes ces machines pour rester en vie. Je m'approchais d'elle silencieusement et lui prenais la main, bizarrement son corps me paraissait encore plus froid que d'ordinaire. J'avais passé les heures qui avaient suivi à pleurer silencieusement, tenant sa main et la collant à ma joue. Peu avant que le médecin ne vienne me voir elle avait encore une fois ouvert les yeux et m'avait souri tristement. Elle n'avait été réveiller qu'une fraction de seconde et pourtant cela avait suffi à faire redoubler mes larmes.

Le médecin m'avait dit que ça ne signifiait rien, que ce n'était qu'un dernier regain d'énergie. Il me parla ensuite d'un protocole qui la maintiendrait en vie en attendant que son corps soit guérie. Cependant, ce protocole était encore expérimentale, il n'y avait que 70% de chance que cela marche. Je lui disais que j'étais d'accord. Il m'expliqua ensuite en quoi consistait le protocole, il fallait d'abord amorcer un refroidissement de son corps, une sorte de semi congélation qui allait au passage la plonger dans un coma artificiel, il faudrait ensuite la brancher à une espèce de cuve qui contiendrait un liquide essentiel à sa guérison.

Quelques mois plus tard avait lieu l'enterrement, bien sûr le cercueil était vide, mais ça, personne ne le savait à part moi. Je ne tenais pas à ce que sa famille sache ce que j'avais fait alors que ça n'allait peut-être pas marcher, je ne voulais pas retourner les couteau dans la plaie. Moi-même je n'arrivais pas à croire que j'avais fait ça, mais d'un côté je n'arrivais pas à le regretter. À cet enterrement il y avait la plupart des personnes de sa famille et quelques amies. Ont m'appris que Aruna avait laissé une lettre à deux personnes. Une à M. Hasegawa et une à Shura Alexender. Aruna leur aurait apparemment demander de prendre soin de moi et de devenir mes tuteurs légaux. Je ne m'opposais pas à cette décision, je n'en avais le courage et puis chacun son tour, j'avais bien pris une décision sans lui demander son avis. Dans la foulée j'avais également reçu une lettre de lycée Yokai, tout le monde semblait penser que c'était une bonne idée, quant à moi je n'avais rien à y perdre, j'acceptais donc cette invitation...

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J'ouvrais la lettre que j'avais trouvé dans sa chambre avant mon départ. J'avais hésité à l'ouvrir pendant tout ce temps. Et encore maintenant j'avais l'impression que le papier pourrait me brûler les doigts, mes yeux me piquaient, je les fermais et prenais une grande inspiration.

Cher Angeline,

Le savais-tu ? Il existe une légende, elle dit que nous nous sommes incarnés de nombreuses fois sur Terre, sous différentes formes, mais si certaines choses ont changé, d'autres sont restés immuable. Quelque part je suis sûr que nous étions destinés à nous rencontrer, peut-être nous sommes nous même déjà rencontrés bien avant. Alors si tu lis cette lettre, c'est que je suis probablement parti, mais je suis sûr d'une chose, on se reverra.

Tout ira bien, tu iras bien, je serais toujours avec toi, peut importe ou tu seras, parce que je sais que je suis dans ton cœur. Serait-ce égoïste si je te demandais de ne pas m'oublier ? Ai-je le droit de l'être un petit peu ? Si oui alors je te le demande, ne m'oublie pas et si tu peux, pense à moi de temps en temps. Je suis convaincu que tes pensées s'envoleront dans le ciel et que le vent viendra me porter ton message.

Je voulais aussi te demander autre chose, s'il te plait, n'oublie pas tes sentiments, ne les ignores plus jamais et souris le plus souvent possible. J'ai toujours aimé ton sourire. Tu es exactement comme le soleil et j'ai été heureuse que tu sois le mien même si ce fût court, cela aurait de toute façon été court, il aurait fallut l'éternité pour que ce le soit moins.

Il y a tellement d'autres choses que j'aurais voulu faire avec toi, que j'aurais voulu te dire, que j'aurais voulu te demander. Je suis entrée dans ta vie tout en sachant que c'était dangereux et que je pourrais disparaître à n'importe quel moment, j'ai été égoïste et je m'en excuse. Pourras-tu un jour me pardonner ? N'ai pas peur, tu n'es pas seule, mon esprit t'accompagnes, je t'aime Angeline. Ma chère Angeline.

Signé Aruna qui t'accompagnes dans chaque épreuves, dans les bons comme dans les mauvais moment. Tu resteras toujours ma fille adorée !

Pouvoirs


Contrôle de l'élément vent :

C'est plus qu'un simple contrôle, c'est une communication, il y a un véritable échange entre elle et l'élément. Elle peut se servir du vent pour créer des lames d'air tranchantes, elle peut également changer la composition de l'air, elle peut aussi créer des bourrasques ou même des tornades, ou elle peut s'en servir pour créer une barrière et elle peut même faire flotter quelqu'un. Elle peut aussi changer la température de l'air Le vent réagit à ses pensées comme au son de sa voix ou encore à ses gestes. Le vent/l'air est partout, ainsi il lui est facile de localiser une personne dans un certain périmètre. L'utilisation de ce pouvoir est donc assez générale. Elle l'utilise depuis un certain temps donc elle n'a pas vraiment de problème avec, cependant même si cela reste extrêmement rare, sachant que ça ne lui est arrivé qu'une fois dans sa longue existence, il y a un jour ou la communication entre elle est l'élément se voit rompu. En plus de ça malgré qu'elle ai une bonne maîtrise, elle ne peut pas l'utiliser non stop, à la fin d'une journée, si elle l'a beaucoup utilisé, un petit peu de fatigue sera présente.

Voyage temporel :

Ce pouvoir à de multiples facultés. Premièrement il lui permet de voyager dans le passé et dans le futur, cependant ces voyages ont certaines conditions, quand il s'agit d'un voyage dans le passé elle n'est pas autorisée à modifier des événements, car c'est contre nature et qu'en changeant ne serait-ce qu'un petit détail elle pourrait provoquer un effet domino imprévu et dangereux, cette règle ne s'applique pas lorsqu'il s'agit d'un passé proche (1 jours avant). Par contre elle ne peut pas appliquer ces voyages la au futur. Dans ces voyages elle ne peut être perçue par personne, elle peut donc observer et entendre les autres, se déplacer ou elle veut, mais les autres n'en ont pas la possibilité, on pourrait dire qu'ils sont séparés par une mince frontière invisible. Ceci est la première application de son pouvoir, la deuxième lui permet de voyager dans la mémoire des gens, en les touchant il lui arrive d'avoir des flashs ou des prémonition, elle ne n'est que spectatrice dans ce cas, mais cela lui permet d'apprendre des choses intéressantes, tant sur les objets que sur les personnes. Elle a plusieurs manières d'utiliser ses pouvoirs, elle peut le faire pendant son sommeil, elle peut utiliser une sorte de porte qu'elle fait apparaître, ou cela peut fonctionner par flash-back. Elle peut emporter quelqu'un avec elle, mais dans ce cas elle doit être en contact physique avec la personne. Cette deuxième application n'est pas sans danger, car elle peut se détraquer, même si c'est rare, et dans ce cas elle a d'horrible maux de tête et son pouvoir se déclenche à chaque contact avec quelqu'un ou quelque chose, cela l'oblige à porter un objet spécialement ensorcelé (souvent des gants). Cela restreins grandement son pouvoir dans le sens ou la deuxième application devient inutilisable et qu'elle fait attention à ne pas non plus utiliser la première.

capacité naturel :

Quand elle se transforme en ange son corps guérie plus vite.
Elle peut choisir d'irradier de lumière ou pas (voir physique).


Behind the screen

Prénom ou Pseudonyme : Angie

Age : ça commence par un 1...

Que pensez-vous du forum ? : Je suis de retour pour la V2 alors ça doit vous donner une idée de ce que je pense non ?

Comment as-tu connu le forum ? : bah ça va faire un moment que j'étais sur la V1 donc voilà.

Quel est le code du règlement ? :Code OK


Arrogant-Mischief sur Epicode




Dernière édition par Angeline K. Mikalyne le Dim 31 Mai - 22:37, édité 1 fois
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Shura Tsukiyomi


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MessageSujet: Re: De retour !    Lun 11 Mai - 18:55



Bonjour/Bonsoir,


J'ai tout le plaisir de venir annoncer ta validation qui est complète à présent. Je t'ouvre désormais l'accès au rp et au flood, et au rpcb sur la ChatBox !

Je t'invite dès maintenant à venir recenser ton avatar (ici), ainsi qu'une demande de chambre/ou d'habitation (ici pour une chambre) ou (ici pour une maison en ville). Tu peux aussi demander un rp (ici) et une demande de relation (ici)

Ah! Si tu es élève au Lycée Yokai tu as la possibilité si tu le souhaites de t'inscrire à un club (ici) et remplir dans ton profil l'image correspondante à ton club ^^ !

Bon jeu, et sois sage ♥



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MessageSujet: Re: De retour !    Dim 31 Mai - 16:13

Déplacer~
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MessageSujet: Re: De retour !    Dim 31 Mai - 22:38

modifications faites ~


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MessageSujet: Re: De retour !    Lun 1 Juin - 14:44

Je déplace~
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MessageSujet: Re: De retour !    

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